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« Avant, on allait au PSG pour l'argent », le Bayern salue la révolution parisienne

Publié le lundi 27 avril 2026 à 12:45 par Jean Chemarin
Légende du Bayern Munich et toujours membre de son conseil de surveillance, Karl-Heinz Rummenigge s'est confié à la presse allemande avant le choc PSG/Bayern. Le dirigeant est fan du PSG version Luis Enrique et s'attend à une double-confrontation de haut vol face au champion d'Europe en titre.
Légende du Bayern Munich et toujours membre de son conseil de surveillance, Karl-Heinz Rummenigge s'est confié à la presse allemande avant le choc PSG/Bayern. Le dirigeant est fan du PSG version Luis Enrique et s'attend à une double-confrontation de haut vol face au champion d'Europe en titre.

Pour beaucoup, ce PSG/Bayern est une finale avant l'heure, le choc entre les deux meilleures équipes d'Europe du moment. « Bien sûr, mais pour l'instant, ce n'est qu'une demi-finale », a rappelé Karl-Heinz Rummenigge, prudent, dans un long entretien accordé à t-online.com. 

Le dirigeant bavarois s'attend en effet à une double-confrontation très difficile face au champion d'Europe en titre : « Les deux matchs contre le PSG exigeront le maximum de nous. Chacun devra être au sommet de sa forme, et l'équipe devra reproduire à l'identique la performance réalisée lors de la victoire 2-1 à Paris en phase de ligue – et ce, lors des deux rencontres. Elle y avait pratiqué un football fantastique en première mi-temps. Et en deuxième mi-temps, après le carton rouge de Luis Diaz, elle a défendu d’une manière qui m'a un peu rappelé la vieille phrase de Sepp Herberger (entraîneur de l’équipe d’Allemagne championne du monde en 1954, ndlr). « Un pour tous, tous pour un. » La manière dont l'équipe a défendu, en se jetant sur chaque tir et chaque dribble, était exemplaire. Ce match sert désormais de référence pour les deux demi-finales. »

Rummenigge sous le charme du PSG de Luis Enrique

« Paris a prouvé quelque chose d'essentiel, à savoir qu'on ne peut pas tout acheter »

Légende du Bayern, Rummenigge est sous le charme du PSG version Luis Enrique et ne s'en cache pas : « Depuis que Luis Enrique en a pris les rênes en 2023, c'est une équipe qui dispose d'un effectif de haut niveau et qui est très intelligemment constituée. Paris a prouvé quelque chose d'essentiel, à savoir qu'on ne peut pas tout acheter, mais qu'il faut aussi savoir construire une équipe avec de la patience. Lorsque nous les avons battus en finale de la Ligue des champions en 2020, ils avaient Neymar et Kylian Mbappé dans leur équipe. Un an plus tard, Lionel Messi les a rejoints. Sur le papier, c'était une équipe formidable, mais aussi, de toute évidence, une équipe qui ne fonctionnait pas aussi bien que l'actuelle. Aujourd'hui, c'est une formation intelligente qui dispose d'une grande qualité, notamment au milieu de terrain et en attaque. »

« Du bon travail a été accompli, il faut le reconnaître »

Jadis très critique envers le PSG de QSI, Rummenigge reconnaît que le virage opéré par le club depuis quelques années a été le bon : « En recrutant Neymar, Mbappé et Messi, le PSG avait déjà mis les très grands clubs européens sous pression – avec ses dépenses de transfert et surtout avec les salaires. Aujourd’hui, ces trois joueurs ne jouent plus à Paris, ce qui a permis au club d’assainir considérablement son bilan. Et l’entraîneur a insufflé un nouvel esprit au club. Avant, on rejoignait le PSG pour l’argent, maintenant, c’est parce que c’est l’une des trois meilleures équipes en Europe. Du bon travail a été accompli, il faut le reconnaître. Le football européen peut s’estimer heureux de ne plus avoir de telles équipes uniquement en Angleterre ou en Espagne. »

Et Rummenigge de conclure sur le sujet en livrant une petite anecdote sur Nasser Al-Khelaïfi, tout en crachant au passage sur l'histoire du PSG : « Je suis heureux pour Nasser qu’il soit si bien accueilli par les supporters. Mais ils doivent aussi lui être reconnaissants. Car qui était le Paris Saint-Germain avant que Qatar Sports Investments ne le rachète ? Je m’en souviens encore : après avoir perdu contre nous en finale en 2020, Nasser était complètement abattu. Je lui avais dit à l’époque : « Nasser, tu dois être patient ». Dans le football, rien n’est acquis d’avance. Tu dois tout gagner à la sueur de ton front, faire des transferts intelligents. Tout ne dépend pas de l’argent. Il faut qu’il y ait un esprit dans le vestiaire qui te donne ces trois à cinq pour cent supplémentaires pour remporter ce trophée. Ce n’est pas non plus un hasard s’ils sont à nouveau en demi-finale. Ils pratiquent un football formidable. »


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