Homme de peu de mots, Bradley Barcola était présent en conférence de presse ce mardi, à la veille de PSG/Chelsea. L'attaquant parisien a beaucoup été interrogé sur son repositionnement récent dans l'axe, ainsi que sur son déchet dans la finition. Barcola a aussi brièvement évoqué sa situation contractuelle et fait part de son excitation avant d'affronter les Blues. Voici ses propos en intégralité retranscrits par nos soins.
« Vous avez quasiment tout gagné la saison passée. Est-ce que vous avez encore faim de titres cette saison ?
« On savait que ça allait être plus compliqué, mais on a toujours faim de gagner, c'est pour ça qu'on joue donc on fait tout pour gagner. »
Il y a beaucoup de pessimisme en ce moment autour de l'équipe et de sa réelle condition physique. Certains se demandent si vous allez être capable de rivaliser avec une équipe comme celle-là. Est-ce que vous comprenez ce pessimisme ou le Paris Saint-Germain est encore capable de se transcender pour ce type d'affiches ?
« Je pense qu'on est toujours capable, on l'a déjà démontré plus d'une fois. On travaille énormément pour être prêts pour ce genre de matches, on aime tous ce genre de matches donc on va tout faire pour être à fond et se donner à fond. »
Vous êtes en fin de contrat en 2027 (NDLR : en fait, 2028), est-ce que vous souhaitez aujourd'hui rester à Paris et qu'est-ce que vous attendez de la négociation en cours avec le club ?
« Honnêtement, ce n'est pas moi qui m'occupe de ça, c'est mon agent qui fait ça. On verra par la suite, mais je suis content au PSG aujourd'hui, donc voilà. »
Le dernier match contre Chelsea avait été assez lourd pour vous. Est-ce qu'il y a un sentiment de revanche malgré tout, même si c'est un contexte différent, une compétition différente ? Qu'est-ce qui vous avait impressionné quand vous aviez un peu débriefé le match ?
« Honnêtement, on n'a pas ce sentiment de revanche »
« Honnêtement, on n'a pas ce sentiment de revanche parce que c'était une autre période, ce n'était pas la même compétition, ça n'a rien à voir. Mais on a vraiment envie de gagner ce match, on sait que c'est très important, c'est la phase éliminatoire. On sait que c'est une très bonne équipe, on l'a revue ces derniers jours, ils jouent très bien. Donc on sait que ça va être très compliqué, mais on a bien travaillé pour être prêts pour ce match. »
L'an passé, vous avez éliminé trois clubs anglais pour arriver en finale, c'est donc un souvenir fort. Cette saison, on voit qu'ils ont encore dominé toute la première phase avec cinq clubs dans les huit premiers. Est-ce que jouer un club comme Chelsea sur match aller-retour, c'est la vraie compétition qui commence ?
« C'est ça, c'est vraiment les matches les plus compliqués qu'on avait eu l'année dernière. On sait que ça va être encore plus compliqué cette saison. Ils sont dans une bonne dynamique, ils jouent bien. On a beaucoup travaillé pour ce match-là, on sait qu'encore une fois, ça va être compliqué. Mais comme je l'ai déjà dit, on aime beaucoup ces matches-là et ce sont les meilleurs matches à jouer. »
Est-ce qu'au-delà de l'enjeu qui est fort, est-ce qu'il y a ce besoin de votre côté, au sens de l'équipe, de vous rassurer dans cette compétition ou pas ?
« Ce besoin de se rassurer va être très important »
« Oui, je pense que c'est très important de se rassurer, surtout par rapport à nos derniers matches en Ligue des Champions. On sait encore une fois que ça va être compliqué, mais je pense que ce besoin de se rassurer va être très important, surtout pour la suite si on arrive à faire le travail. »
Vous n'avez pas pu passer à côté des critiques sur votre finition, sur le fait que parfois il pouvait y avoir du déchet devant le but vous concernant. Est-ce que pour vous c'est un problème ou pas ? Et est-ce que Luis Enrique vous en a parlé ?
« Je travaille beaucoup pour régler ça et je ne me décourage pas en tout cas »
« Je pense qu'aujourd'hui, par rapport à moi, ce n'est pas forcément un problème. Aujourd'hui, j'arrive à me procurer les occasions. Maintenant, il s'agit de les finir. Je ne pense pas que ce soit un manque de confiance. Au début, je pensais honnêtement que c'était un manque de confiance, mais je pense que si j'avais plus de réussite, j'aurais pu mettre encore plus de buts. Mais je travaille beaucoup pour régler ça et je ne me décourage pas en tout cas. »
Justement, un peu dans le prolongement de la question de mon confrère, on t'a vu ces derniers temps évoluer dans un poste un peu plus axial de numéro 9. Peux-tu nous dire comment tu te sens à ce poste-là ? Et qu'est-ce que tu peux apporter de différent par rapport aux autres joueurs habitués au poste ?
« Aujourd'hui, je préfère quand même jouer sur le côté »
« Honnêtement, j'ai joué à ce poste-là quand j'étais plus jeune. C'était mon poste de base. Après, j'ai plus évolué sur les côtés. Mais ce que je peux apporter de plus, ce sont les appels en profondeur. C'est une chose que je maîtrise assez bien. Après, aujourd'hui, je préfère quand même jouer sur le côté. C'est là où j'ai le plus évolué dans le monde professionnel. Mais c'est aussi une palette que je peux rajouter. »
Est-ce que ça vous vexe d'entendre dire que vous n'avez plus assez faim ou est-ce que vous trouvez normale l'analyse de l'extérieur ?
« Je pense que c'est normal au vu de nos dernières performances. Mais en tout cas, nous, on ne voit pas ça comme ça. On a toujours faim. On joue tous pour tout gagner, pour gagner les matches. Donc on ne se décourage pas. »
Quand on regarde les statistiques, les occasions sont là, mais la finition fait défaut. Est-ce que tu travailles ça à l'entraînement spécifiquement pour être plus à l'aise devant le but ? Ou c'est un problème mental qui te bloque dès que tu es face au gardien ?
« Non, je ne pense pas que ce soit mental. Je travaille devant le but à l'entraînement. Mais c'est tout. »
Pour revenir sur ce repositionnement au poste d'attaquant axial, est-ce que tu t'imagines un destin à la Ousmane Dembélé qui a passé un cap l'année dernière à ce poste-là ?
« Franchement, je ne sais pas trop. J'ai déjà joué ce poste-là. Après, jouer dans l'axe, je trouve ça quand même compliqué. C'est vrai qu'on ne touche pas énormément de ballons. Il faut être prêt à tout moment pour marquer ce but. C'est vrai que je préfère avoir quand même le ballon dans les pieds et avoir cette liberté de jouer mes un-contre-un sur le côté. Je ne sais pas ce qui se passera dans l'avenir, mais je suis prêt. »
Justement, dans ce nouveau positionnement, quelle est la place d'Ousmane Dembélé ? Est-ce qu'il t'accompagne, discute avec toi, essaye de t'encourager ? Est-ce qu'il te donne des clés parce que vous avez une trajectoire à peu près similaire en ce qui concerne votre position ?
« Dembélé m'a beaucoup donné de conseils »
« Oui, si. Sur les matches où j'ai joué devant, il m'a beaucoup donné de conseils. C'est vrai qu'on avait fait un match ensemble à Auxerre, si je ne dis pas de bêtises, où il était rentré, il m'avait direct donné des indications et dit de décrocher, de partir. En plus, je sais que lui, quand il rentre sur le côté, il peut me faire partir en profondeur. Donc, c'est un très bon soutien. »
On sait que ce match va sûrement se jouer sur l'intensité. Chelsea est habitué en Premier League à avoir une top intensité. Qu'est-ce que vous a dit le coach ? Sur quoi vous avez travaillé toute la semaine pour arriver dès le début à être au maximum dans les duels, dans l'intensité et globalement dans la détermination ?
« Il nous a dit d'être déterminés dès le début du match, de ne vraiment rien laisser, d'être prêts très vite. Comme vous l'avez dit, on sait que ça va être une équipe qui va mettre beaucoup d'intensité et ça va vraiment se jouer là-dessus. Donc, on a beaucoup travaillé défensivement, offensivement. Et voilà, c'est pour être prêt. On a travaillé sur ça, sur le pressing, sur les courses qu'on avait à faire. Donc, voilà. »