De retour dans le onze de départ du PSG face au Bayern Munich, Vitinha s'est confié en zone mixte après la victoire 5-4 de son équipe au terme d'un match époustouflant. Le milieu portugais voulait retenir le positif après cette première manche remportée, malgré le scénario de la rencontre.
Quel est votre sentiment à chaud après cette victoire 5-4 face au Bayern Munich ?
« Un sentiment positif, on est heureux, on a gagné face au Bayern, c'est très difficile. On a vu un grand match. Moi j'ai joué, mais vous avez vu un grand match de football. Je pense que c'est le meilleur auquel j'ai participé dans ma vie, sinon un des meilleurs. Et voilà, c'était deux très bonnes équipes, à un stade de la compétition très important, en demi-finale de Ligue des Champions. On est content d'avoir gagné, mais aujourd'hui on a vu qu'un but d'écart ne signifie absolument rien. Donc on va aller là-bas avec la même envie, avec le même état d'esprit pour gagner comme on l'a fait à Chelsea ou à Liverpool. Et voilà. »
Gos match, gros spectacle, qu'est-ce qu'on se dit quand on rentre au vestiaire après un match comme ça ?
« Surtout, on est fatigué, on ne se dit pas beaucoup de choses. Non mais on est content, on est heureux d'avoir renversé le match quand on était mené, d'avoir marqué autant de buts à une équipe difficile comme le Bayern, qui ne concède pas beaucoup. Il faut se reposer, il faut bien manger, bien dormir. C'est un cliché, mais c'est important, c'est vrai. Et c'est ce qu'on va faire. Et là-bas à Munich, on va faire un grand match, je suis sûr, mais ça va être difficile. »
Est-ce que vous n'avez pas quand même quelques regrets ? Vous avez mené de trois buts, mais vous encaissez deux buts coup sur coup qui peuvent avoir leur importance la semaine prochaine.
« C'est vrai que ça s'est passé et si tu me demandes si j'aurais préféré avoir trois buts d'écart, bien sûr, mais c'est déjà passé. C'est difficile de jouer contre le Bayern. Même quand tu as trois buts d'écart, ils continuent à attaquer et c'est difficile de maintenir ça. En face, tu as une grande équipe donc il ne faut pas avoir de regrets. Il faut surtout continuer dans cette lancée et avoir le même état d'esprit à Munich. »
(Il regarde son téléphone)
« Ma femme m'appelle, ma femme m'appelle. Elle me dit que je prends trop de temps à sortir (rires) »
Vous marquez cinq buts, vous en prenez quatre. Quand on sort d'un match comme ça, on sort avec plus de certitudes ou avec quelques doutes ?
« Bien sûr avec des certitudes. On a gagné 5-4 quand même. C'est incroyable ce qu'on a fait aujourd'hui. Eux aussi, ils ont du mérite dans ce qu'ils ont fait. Et rien n'est joué. On va jouer au Bayern et ça va être une finale avant la finale. »
Vous avez évolué au côté de Warren (Zaïre-Emery) ce soir qui a fait un très grand match. Sa sortie concorde malheureusement avec les deux buts du Bayern. Est-ce que cette sortie vous a fait mal, est-ce que vous avez senti un déséquilibre au milieu du terrain ?
« Non, je ne pense pas. Ils reviennent sur un coup franc. Après c'est normal, ils ont trois buts de retard, d'écart. Ils veulent faire quelque chose. Nous on veut aussi garder (le score), même si on veut continuer à jouer et à presser haut, on veut aussi garder l'avantage. C'est un peu mental. Donc je pense plus que c'est lié à ça qu'au remplacement (de Zaïre-Emery). Et voilà, je pense qu'on était tous bien. On mérite des félicitations. Et voilà, il faut faire la même chose à Munich. »