Article 

Neves, Barcola, motivation, etc, la conf' complète de Luis Enrique avant PSG/Chelsea

Publié le mardi 10 mars 2026 à 14:55 par Jean Chemarin
C'est un Luis Enrique optimiste et insensible aux critiques qui s'est présenté en conférence de presse ce mardi à la veille du choc PSG/Chelsea en 8e de finale aller de Champions League. L'entraîneur espagnol a diffusé un message rassurant et ambitieux avant cette double-confrontation relevée contre les Blues. Voici ses propos en intégralité, retranscrits et traduits par nos soins.
C'est un Luis Enrique optimiste et insensible aux critiques qui s'est présenté en conférence de presse ce mardi à la veille du choc PSG/Chelsea en 8e de finale aller de Champions League. L'entraîneur espagnol a diffusé un message rassurant et ambitieux avant cette double-confrontation relevée contre les Blues. Voici ses propos en intégralité, retranscrits et traduits par nos soins.

On vous avait quitté sur cette défaite face à l'AS Monaco. Depuis, il y a pas mal de pessimisme sur l'état physique de vos troupes. Est-ce que vous comprenez ce pessimisme avant ce match important de Ligue des champions contre Chelsea demain ?

« Ce que je peux comprendre ou ne pas comprendre, ce n'est pas important. Le plus important pour moi, c'est de préparer le match dans les meilleures conditions et c'est ce qu'on a fait cette semaine. On comprend tout et on accepte tout, c'est normal. Nous sommes le Paris Saint-Germain et c'est normal qu'il y ait du bruit autour de nous. »

C'est plus dur de gagner la Ligue des champions ou c'est plus dur de la regagner ?

« C'est une belle question. Je pense que la première fois, c'est plus difficile. Mais la deuxième (fois), ce n'est pas facile, hein. Désormais, tout le monde sait que nous pouvons gagner la deuxième et c'est ce que nous chercherons à faire, mais je pense que c'est plus difficile de gagner la première. »

Vous parlez beaucoup de confiance. Justement, qu'avez-vous dit à vous joueurs depuis vendredi soir ?

« J'ai dit beaucoup de choses... Je dis les mêmes choses, qu'on perde ou qu'on gagne. Cela dépend de ce qui nous semble important. Si je dois parler de ces derniers jours, on a fait des entraînements et on a parlé de sujets importants pour l'équipe, de manière individuelle et collective. Ce sont des moments clés pendant la saison, nous sommes dans un moment très important et c'est joli de préparer ce type de matches. »

João Neves était à l'entraînement ce matin. Dans quelle mesure peut-il être titulaire demain ?

« On va voir demain. Je ne veux donner aucune piste aux adversaires, mais on a fait l'entraînement aujourd'hui avec presque toute l'équipe, sauf les deux joueurs qui sont dans le point médical. On verra demain qui seront les joueurs qui démarrent. »

La Premier League vous a réussi l'an dernier en Ligue des champions. En quoi Chelsea ressemble aux autres équipes de Premier League que vous avez rencontrées ? Ou au contraire, en quoi cette équipe est-elle singulière ? Comment la décririez-vous ? 

« Si on parle des équipes anglaises, on peut dire qu'elles sont toutes de très haut niveau, sans exception. Je parle des équipes anglaises qui sont en Champions League. Concernant Chelsea, je pense qu'on connaît très bien cette équipe. On a joué contre eux l'été dernier. Ils ont changé parce qu'ils ont changé leur entraîneur, mais aussi des joueurs. Mais nous connaissons la difficulté de ce type de match, de ce type d'éliminatoire et on cherche à être prêt pour gagner et pour être dans la prochaine phase. »

Juste avant vous, Bradley Barcola a évoqué le poste de numéro 9 auquel il a joué ces dernières semaines. Il a déclaré qu'il préférait quand même jouer sur le côté. Vous, à quel poste vous le préférez ?

« Ça ne dépend pas de moi, ça dépend de l'équipe. Je suis conscient que la majorité des joueurs aiment jouer dans une position concrète, mais l'important, c'est qu'ils puissent aider l'équipe, peu importe où ils jouent. C'est ça qui est important. Après, il faut s'adapter et savoir reconnaître les moments importants pendant un match. »

Dans les bruits nécessaires apparemment selon vous autour de l'équipe, il y en a un qui dit que vous n'avez plus faim, que vous n'avez plus envie. Ça vous vexe ?

« Je ne suis jamais préoccupé par les bruits autour de l'équipe parce que s'il y a de bons résultats, il y a de l'excès, beaucoup d'optimisme et s'il y a de mauvais résultats, il y a du pessimisme. C'est normal, il faut trouver le juste milieu et on est habitué à gérer ça. »

Je voudrais revenir sur le match précédent contre Monaco. On a l'impression qu'ils ont remporté le match en interceptant vos passes. Vous, vous avez gagné la double-confrontation en Champions League grâce à la folie de Désiré Doué. On se souvient aussi de la finale de Coupe du monde contre Chelsea. On a l'impression en fait que les joueurs du PSG ont perdu la rencontre parce qu'ils étaient un peu nerveux à cause de la fatigue notamment. Est-ce que les deux points clés justement demain soir face au Blues ne seront pas justement la précision dans les passes et la capacité à garder son sang froid ?

« On va chercher à aborder le premier match de la même manière que le deuxième »

« Ce que nous pouvons garantir, c'est notre mentalité, la manière dont nous cherchons à jouer. Après, pour juger de manière claire et sensée ce qui se passe pendant un match, il y a beaucoup de facteurs qui peuvent être clés et vous normalement, vous cherchez à trouver la clé, mais la clé dépend de beaucoup de facteurs, de beaucoup de choses qui peuvent influencer un match. Pour nous, ce qui est clair, c'est qu'on va chercher à aborder le premier match de la même manière que le deuxième. Quel que soit le résultat du premier match, on va chercher à préparer le deuxième match de la même manière parce que nous avons toujours joué de la même manière. Et après, si tu es plus précis ou pas, si tu es plus courageux ou pas, ça dépend de beaucoup de facteurs, ça dépend de l'adversaire, des jours que tu peux avoir dans ce moment spécifique. C'est difficile de jouer ce type de match parce que ce sera serré, ce seront des matches de très haut niveau. »

Lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, votre équipe a eu beaucoup de difficultés face au milieu de terrain de Chelsea, notamment Moises Caicedo. Est-ce que pour vous la clé de la qualification sera de remporter cette bataille au milieu de terrain ?

« Il y a différents aspects importants dans ce type de matches, c'est difficile de valoriser et juger quelles seront les clés, mais c'est clair que nous aimons avoir le ballon plus que l'adversaire et défendre de manière efficace. Sur ces aspects, je pense qu'ils sont une très bonne équipe, avec beaucoup de joueurs internationaux et ce sera compliqué pour les deux équipes. »

Bradley Barcola était là devant nous il y a quelques minutes. Depuis un an, il n'a pas marqué en Ligue des champions et on a l'impression que dès qu'il est devant le but face au gardien, il perd ses nerfs. Est-ce que vous préparez un entraînement spécifique pour lui ? Comment avez-vous fait pour que Dembélé arrive à devenir le Dembélé d'aujourd'hui ? Est-ce qu'il y a des similitudes avec Barcola ?

« Ce qu'on cherche normalement à faire, c'est de gérer chaque moment de difficulté de l'équipe avec la mentalité d'être tous ensemble. Ce n'est pas le moment de parler d'individualité, ce n'est pas le moment de chercher à trouver des statistiques négatives. On cherche à améliorer individuellement et en tant que collectif notre performance. C'est clairement la chose plus importante. »

Beaucoup d'observateurs disent que demain soir, ça va se jouer sur l'intensité. Comment faire pour réveiller l'équipe et lui donner 400% sur ce niveau-là ? Comment ça se travaille au quotidien, mentalement, physiquement, via des ateliers ? Comment les préparer pour être au maximum demain ?

« Tous les joueurs seront motivés demain »

« C'est très facile. Dans ces matches, l'entraîneur n'a pas forcément besoin de parler de mentalité ou de motivation, parce que la motivation est là, clairement. Tous les joueurs seront motivés demain. Normalement, un excès de motivation est un problème. C'est ça qu'on cherche à gérer. Demain, on va voir une équipe qui, comme d'habitude, cherche à gagner le match. Et après il y a le Parc des Princes, qui est un stade très spécial dans ce type de match. On est content de jouer à la maison. On est content de partager ça avec nos supporters. Ce sont des matches très jolis et très beaux à jouer. Ce sont des moments vraiment spéciaux et on cherche à profiter de ça. »

Justement, malgré les difficultés, on vous sent très calme, très tranquille. Est-ce que ce n'est pas là, finalement, que sera la clé du match de demain ? C'est-à-dire garder son calme et surtout gérer les émotions ? 

« J'espère. J'espère. C’est une des clés que j'ai observées au fil des années : savoir que quand arrive ce type de match, l'excès de motivation est un problème. Nous savons quel type de match nous voulons jouer. Après, il y aura un adversaire avec beaucoup de niveau, qui cherche à faire le contraire. Ce sont des éliminatoires intenses, différentes et très intéressantes. On cherche à profiter de ça. On cherche à gérer ça avec notre expérience. On a l'envie de jouer le match de demain et après, on analysera et valorisera ce qui s'est passé dans le match de demain pour préparer le deuxième. Mais c'est très intéressant ce qu'on a à jouer dans les prochains jours. »

La question est posée par une journaliste anglaise. Luis Enrique répond en anglais.

Beaucoup de gens étaient assez surpris que Liam Rosenior obtienne le poste à Chelsea vu son peu d'expérience du haut niveau. Qu'est-ce que vous pensez de ce qu'il a fait à Strasbourg et est-ce que vraiment s'est adapté pour gérer une équipe comme Chelsea ?

« Je pense que c'est une question qui doit être posée à la direction de Chelsea. Je pense que Liam a montré sa haute valeur avec Strasbourg. Il a essayé de jouer de manière attractive, offensive, avec aussi un haut niveau défensivement. Je pense que ce sera l'un des plus beaux matches à voir de ces huitièmes de finale. Nous devons être concentrés sur ce qui est important pour nous, essayer de jouer de notre façon et de les battre en jouant au football. Nous savons que ce sera difficile, mais nous avons vraiment hâte de jouer ce type de matches. »

La dernière question est posée en espagnol par un journaliste mexicain. Luis Enrique répond dans sa langue natale.

Il se dit que le PSG n'a pas le même rendement que la saison dernière. Vous venez de perdre des points importants contre Monaco. Chelsea est très offensif, très dangereux en phase de transition, avec des joueurs importants, d'élite. Est-ce que ce match va être un examen pour montrer que vous avez toujours le niveau qui vous a permis d'être sacrés champions d'Europe ?

« Nous n'avons aucun doute sur notre niveau »

« Nous n'avons aucun doute sur notre niveau. Je le répète, nous nous concentrons sur les choses positives. Au cours d'une saison, il y a des moments meilleurs que d'autres, des périodes plus délicates. Savoir les gérer est important. Et nous savons qu'il y a des bruits et des commentaires positifs et négatifs en fonction du moment que tu traverses. Il faut l'accepter. Si nous avons bien quelque chose, c'est l'expertise de ces moments. La saison passée, nous avons gagné tous les titres, à l'exception d'un seul, et nous avons pourtant été très critiqués. Gérer ça, c'est quelque chose qui nous caractérise. Et nous préparons ce match de la meilleure des manières. »


Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.
Match lié 
News 

Aujourd'hui

lundi 09 mars

dimanche 08 mars

samedi 07 mars

vendredi 06 mars

jeudi 05 mars

mercredi 04 mars

mardi 03 mars

lundi 02 mars

dimanche 01 mars

samedi 28 février

 

Soutenez nous 
Soutenez CulturePSG sur Tipeee