Jeune entraîneur ambitieux et sûr de lui, Liam Rosenior a fait part de sa grande confiance en son groupe avant le choc PSG/Chelsea de ce mercredi soir, tout en se montrant très élogieux envers le champion d'Europe en titre, qu'il connaît bien depuis son passage à Strasbourg.
Deux mois seulement après son départ de Strasbourg pour Chelsea, deux clubs ayant le même propriétaire, Liam Rosenior est déjà de retour en France et s'apprête à défier le PSG pour la quatrième fois de sa carrière d'entraîneur. En octobre dernier, son Racing avait ramené un point du Parc des Princes face à un PSG remanié (3-3).
Lors de sa première saison en France, Rosenior s'était incliné 4-2 à Paris en octobre 2024 avant de s'imposer 2-1 en mai 2025 face à un PSG bis et déjà champion de France, qui préparait sa demi-finale retour de Champions League contre Arsenal.
Pour ce quatrième duel, Liam Rosenior sera cette fois à la tête d'une équipe de Chelsea qu'il a réussi à faire passer en deux mois de la 8e place à la 5e place de Premier League. De quoi donner encore plus de confiance à un entraîneur qui n'en manque déjà pas.
Rosenior encore plus confiant qu'à son arrivée
« Depuis mon arrivée, on a souvent souligné à quel point j'étais confiant en tant que personne, a confié l'Anglais en conférence de presse mardi. Je suis encore plus confiant maintenant au sein de mon groupe, car j'ai appris à mieux connaître mes joueurs. Je pense qu'ils ont appris à me connaître, à connaître mes exigences et notre façon de jouer. Je pense que ça colle bien. Je ne parle pas seulement de ces deux matches (face au PSG, ndlr), je parle de ce que nous voulons accomplir à long terme. Après deux mois et demi, je suis plus confiant qu'à mon arrivée, et c'est grâce aux joueurs et à ce qu'ils m'ont apporté pendant cette période. »
En janvier dernier, lors de sa présentation à Chelsea, Rosenior avait assumé son ambition et sa grande confiance en lui-même : « Je suis très fier d'être un jeune entraîneur anglais dans l'un des plus grands clubs du football mondial. J'ai fait des sacrifices en m'éloignant de ma famille pour consacrer du temps au coaching. J'espère réaliser mon propre potentiel. Je ne suis pas arrogant, je suis bon dans ce que je fais. »
Mais ce mercredi soir, Rosenior a conscience qu'il aura face à lui un entraîneur exceptionnel et une équipe du PSG d'un énorme niveau, malgré ses difficultés actuelles. Interrogé ainsi sur les critiques émises à l'égard du champion d'Europe en titre, le coach des Blues s'est montré élogieux : « Je pense que le PSG a été excellent l'année dernière. J'étais ici, dans ce pays, et j'ai pu suivre leur parcours vers la victoire en Ligue des champions, que j'ai admiré. Quand on connaît le succès, les gens veulent vous rabaisser, c'est normal, ça fait partie de la vie. Je le ressens également ici, à Chelsea, depuis que je suis devenu entraîneur. »
« Le PSG et son entraîneur sont de classe mondiale »
« Je ne vais pas parler de la différence entre le PSG de maintenant et celui d'avant, a-t-il poursuivi. Ce que je dirai, c'est qu'en termes de qualité de l'équipe et de qualité de l'entraîneur adverse, ils sont de classe mondiale et il serait fou de ne pas s'attendre à autre chose. Je m'attends à un défi très difficile sur le plan tactique, physique et technique, car ils ont des joueurs de classe mondiale. Ils ont un entraîneur de classe mondiale, mais nous avons des joueurs de classe mondiale. Je pense que ce sera un grand match pour les personnes neutres. Nous devons nous rappeler qu'il s'agit d'un match aller-retour et nous devons nous assurer d'être disciplinés et concentrés sur cet aspect. »
Chelsea a en effet vu rouge neuf fois depuis le début de saison, dont deux fois sous Liam Rosenior (en 15 matches), ce qui lui a coûté de nombreux points cette saison. Un mal récurrent chez les Blues, conscients qu'ils devront garder leur sang froid pour espérer aller loin dans la compétition.
Le dernier PSG/Chelsea en finale de la Coupe du monde des clubs avait d'ailleurs été houleux en fin de match, avec même un accrochage à l'issue de la rencontre entre Luis Enrique et João Pedro. « C'est fini. C'est du passé, a déminé Rosenior, qui n'était pas encore l'entraîneur de Chelsea à l'époque. Ce que nous savons, c'est que nous devons avoir, dans certaines limites, la passion et l'intensité nécessaires pour gagner ce match, parce que le PSG en aura. C'est ce qu'il faut pour remporter des trophées. »