C'est un Luis Enrique très en forme et taquin à souhait qui s'est présenté en conférence de presse après PSG/Chelsea (5-2). L'entraîneur parisien est revenu sur la partie, a évoqué quelques cas individuels comme Kvara ou Dembélé, et a prévenu avant le retour. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
Quels sont les différentes clés qui vous ont permis de vous imposer ce soir ?
« Les différentes clés, c'est qu'on a marqué trois buts de plus que l'adversaire. Pour moi, c'est la clé. »
Kvaratskhelia a été élu homme du match. Peut-être que votre choix en début de rencontre de le mettre sur le banc pour un match aussi important a pu surprendre, est-ce que sa performance vous a fait regretter de l'avoir mis sur le banc au départ ?
« Non. Ce que nous faisons en tant qu'entraîneurs, c'est de chercher les meilleures solutions pour les joueurs. Si on commence le match maintenant, je ferai la même chose. »
Vous disiez hier que vous avez dit des choses importantes à vos joueurs ces derniers jours. Quelles étaient-elles du coup en voyant leur match ce soir ?
« Rien de spécial. Parce ce que font les entraîneurs, c'est de chercher à équilibrer tout le temps ce qu'il y a autour de notre équipe. On a préparé le match de la même manière, comme on le fait spécialement dans cette compétition.Et aujourd'hui, ce que je peux dire, c'est qu'avec l'ambiance tout le temps, à chaque minute, on sent le soutien de nos supporters. On a eu de la souffrance, chaque fois que l'adversaire a égalisé. Mais on a continué à chercher le résultat. On a continué à chercher à jouer contre une équipe très physique et très bonne techniquement. Ça a été très compliqué et c'est à ça que l'on s'attend pour le prochain match à Londres. Il faut continuer, il faut se reposer pour préparer de la meilleure manière le match à l'extérieur. »
Qu'avez-vous pensé de la prestation d'Ousmane Dembélé ce soir ? On l'a vu sortir, est-ce que c'était par simple précaution ou il a ressenti une gêne ?
« Il a fait ce que fait normalement Ousmane Dembélé et, pour nous, c'est une très bonne nouvelle »
« Non, la difficulté tout le temps avec les joueurs qui sont de retour après une blessure, c'est de donner le nombre de minutes exact pour continuer dans sa récupération. On a eu des causeries pour voir quel est son état et et je pense qu'il a très bien joué. Il a fait ce que normalement fait Ousmane Dembélé et, pour nous, c'est une très bonne nouvelle. On s'attend à le voir à Londres, encore, dans ce match important. »
Est-ce que ce match peut servir selon vous de déclic ? Est-ce qu'il arrive au meilleur des moments ? Est-ce que cette victoire arrive au meilleur des moments dans la saison pour vous ?
« C'est impossible d'être comme l'année dernière »
« Qui sait ? Ce que je peux dire, c'est que c'est un moment spécial parce que nous ne sommes pas peut-être avec la précision qu'on a habituellement et il y a tout le temps la comparaison avec l'année dernière. C'est impossible d'être comme l'année dernière. Nous voulons être comme l'année dernière mais ça ne marche pas comme ça. Ce que je peux dire, c'est que nous sommes une équipe très résiliente. La résilience, c'est un mot qui définit très bien notre équipe et nos supporters. C'est incroyable de jouer dans ce stade. On est très contents. Nous pouvons dédier cette victoire à nos supporters et on attend le match de la semaine prochaine, mardi, et on cherchera à gagner ce match parce que nous savons la difficulté de jouer à l'extérieur contre cette équipe de Chelsea. »
On a beaucoup parlé en conférence de presse du retour en forme de Bradley Barcola. Ce soir, il marque, il a été très efficace dans le pressing sur le gardien de Chelsea, on l'a vu. Comment vous expliquez ce retour en forme très impressionnant de Bradley qui confirme toute la confiance que vous lui avez accordée ces derniers mois ?
« À mon avis, c'est injuste de parler individuellement du moindre joueur. Aujourd'hui, on a montré que nous sommes une vraie équipe. Chaque joueur qui a joué et qui est entré depuis le banc a apporté sa pierre. C'est ça qui est important pour une équipe. Aujourd'hui, dans un match très serré, très disputé, on a marqué cinq buts et et on a montré que nous sommes toujours une équipe difficile à battre. »
Vous avez beaucoup parlé de confiance depuis le début de l'année 2026, on a aussi beaucoup parlé de problèmes de finition, quand on voit la qualité des buts, est-ce que ça peut justement amener un cercle vertueux en termes de confiance dans cette compétition ?
« Je dois revoir les buts, je ne me rappelle d'aucun, pour voir la qualité des buts. Oui, c'est vrai. Mais, bien sûr, nous sommes là et on a gagné tout l'année dernière parce que, aussi bien individuellement que collectivement, nous sommes une très bonne équipe. Je pense qu'il n'y a pas de doute avec ça. Après, tu peux être plus lucide, plus précis ou imprécis, mais c'est une condition normale dans le sport de haut niveau. »
À quel point le fait d'avoir une semaine pour préparer la rencontre est un avantage pour vous ? En comparaison avec d'habitude.
« Je pense que c'est important d'avoir la semaine pour préparer le match, pour récupérer les joueurs. C'est très important pour nous, c'est clair. Il y a des moments dans le championnat où on peut avoir ce temps pour préparer le match, mais après la trêve internationale, on va avoir des problèmes parce qu'on va avoir moins de jours de repos pour préparer les matchs de championnat. C'est comme ça, quand tu es dans les différentes compétitions, il faut s'adapter et c'est ce que on cherche à faire. »
Il y avait des gens qui avaient des doutes sur l'équipe à cause des derniers résultats, mais aujourd'hui, vous avez montré que vous êtes plus vivant que jamais. Le PSG est de retour ou le PSG n'est jamais parti ?
Il répond en français à un journaliste espagnol bien connu qui a lui aussi fait l'effort de parler espagnol et lui dit "Très bien, le français, je pense que tu parlais l'italien ! Je rigole, je rigole, tu parles mieux que moi (rires)."
« Ce qui est important, c'est qu'autour de l'équipe, il y a des bruits tout le temps et quelques mauvais bruits. Ça, c'est la pression parce que tu es dans une très bonne équipe, dans un très bon club. C'est important pour nous de le savoir, c'est normal qu'il y ait des critiques, il faut l'accepter, il faut savoir que, si tu veux être dans un grand club, tu dois être habitué à ça. »
Le fait d'avoir pu mettre de l'intensité pendant quasiment les 90 minutes, d'avoir fait la différence sur la fin de rencontre, est-ce que ça vous rassure définitivement sur les capacités physiques de votre équipe sur l'ensemble de la saison ?
« Aujourd'hui, personne ne parle de la capacité physique. On l'a vu lors des dix dernières minutes ! »
« Aujourd'hui, personne ne parle de la capacité physique. On l'a vu lors des dix dernières minutes ! C'est un cliché et c'est un topic en espagnol dont tous les journalistes parlent quand une équipe perd. (Il imite un journaliste) C'est des problèmes physiques, c'est des problèmes mentaux ! Parce que c'est difficile d'expliquer ce qui se passe dans un match et que ça ne marche pas comme ça. Hier, on était dans les problèmes physiques et aujourd'hui, à la 90e minute, on est capable de marquer trois buts. C'est pour ça que c'est multifactoriel, je l'ai dit déjà beaucoup de fois
Et nous ne pouvons pas changer le discours. Parce qu'hier, c'était un discours sur le physique et, aujourd'hui, ce n'est pas une question de physique. Non, aujourd'hui, c'est un problème différent. C'est comme l'année dernière, vous vous rappelez ? Vous m'avez dit tout le temps l'année dernière, que nous sommes une équipe très jeune, que c'est impossible de gagner la Champions League avec cette équipe très jeune. C'est cliché, c'est fini ! Le physique et le mental, c'est la même chose ! »