Après la large et logique victoire de son équipe sur la pelouse d'Angers (3-0), c'est un Luis Enrique très content qui s'est présenté en conférence de presse. Il a évidemment apprécié le contenu et le sérieux de ses joueurs à trois jours du Bayern mais aussi mis en avant l'incroyable Beraldo, révélation au milieu du terrain. Voici ses propos complets retranscrits par nos soins.
Le Paris Saint-Germain, grâce à cette victoire, reprend six points d'avance en tête du classement. C'est une bonne nouvelle, surtout à l'approche de la Ligue des Champions de cette demi-finale aller mardi ?
« C'est une bonne nouvelle parce qu'on continue avec notre performance, parce qu'on a gagné le match. On en a profité pour ajouter deux points à l’écart par rapport à Lens. Pour moi, c’était important. On a montré (notre esprit) d’équipe et notre capacité à réaliser de bonnes performances. Ça n'a pas été facile parce que si on avait démarré le match contre Angers avec calme et tranquillité, on aurait eu des problèmes. Je pense qu'on a fait un très bon match, on a démarré le match de manière très positive et je suis spécialement content de cette performance. »
Le point noir, c'est le carton rouge ?
« C'est anecdotique, le carton rouge. C'est la première fois que je vois un attaquant sans intention de faire faute, mais bon... C'est comme ça. »
Beraldo a fait une performance très consistante au milieu. Est-ce que vous lui voyez un avenir durable à ce poste-là ?
« Beraldo a un très bel avenir à cette position »
« Oui, bien sûr. Pour moi, c’est l’homme du match (Man of the match dans le texte) sans aucun doute. Il a tout bien fait. Je pense que c'est une belle nouvelle pour nous, savoir qu'il a la capacité de jouer là [à ce poste], à très haut niveau. C'est très difficile d’avoir un joueur qui joue plus en une ou deux touches et qui améliore chaque action. C'est très difficile d’avoir ça. Je pense qu'il a un très bel avenir à cette position et après, il a la capacité de jouer dans différentes positions. Je suis très content. Il le mérite parce qu'il a montré, même en n’ayant pas la possibilité de jouer, qu’il gardait toujours la volonté de s’améliorer. Et on peut voir à la manière dont il s'entraîne qu’il peut jouer ce type de matchs tout le temps, avec un très bon niveau. Je suis spécialement heureux de ce que j'ai vu de Beraldo. »
Vous avez fait trois changements à la mi-temps. C'était pour ménager des efforts ou … ?
« Il y a eu de tout. Mais c'est le moment de ne pas vraiment parler de ce qui se passe au Paris Saint-Germain parce que c'est maintenant que commence le match, la demi-finale contre le Bayern. (Il plaisante) Et je ne sais rien de ce qui passe avec les joueurs. On ne donne pas d'informations. »
Justement, puisque vous parlez de cette demi-finale contre le Bayern, ça sera la troisième fois consécutive que le Paris Saint-Germain sera en demi-finale. A quoi, à qui vous attribuez cette série qui est la première dans l'histoire du club ?
« À tous. Parce que quand il y a de bonnes nouvelles, c'est parce qu'on a des joueurs incroyables. On a une équipe de très haut niveau. Nous sommes un club qui est et qui veut être très compétitif. A nos supporters, à la ville de Paris qui avait cette envie d'être champion. Maintenant, on va jouer la demi-finale contre sans aucun doute l’une des meilleures équipes de cette saison en Europe, mais nous sommes les champions en titre et nous avons cette envie de nous améliorer et de continuer à marquer l'histoire à Paris. »
Pour revenir sur Beraldo, pouvez-vous nous expliquer comment cette idée de l'installer au milieu de terrain vous est venue ? Et comment lui, il a accueilli ce nouveau poste ces dernières semaines à l'entraînement ?
« Normalement, je ne suis pas content de mettre un (défenseur) central dans cette position. Normalement, nous faisons différemment. Nous mettons normalement un joueur plus offensif comme Vitinha au milieu du terrain. Nous l’avons toujours fait tout au long de ma carrière d’entraîneur. Mais Berardo est un (défenseur) central différent, brésilien, avec beaucoup de qualités. Je pense que sa capacité à jouer à une ou deux touches rend difficile le pressing contre ce type de joueur. Il a toujours cette capacité à bonifier l'action. Et on est très content que ce soit ainsi. On a pensé lors d’un match, je ne me rappelle duquel mais il y a quatre matchs, à la possibilité de le faire jouer parce que Vitinha n'était pas là. »
A Nice (NDLR : Oui, c'était bien à Nice) ?
« Pour nous, Beraldo est plus un Sergio Busquets qu'un Vitinha »
« Je ne me rappelle plus très bien, comme il y a un match tous les trois jours… Mais il a fait ses preuves et pour nous c'est plus un Sergio Busquets qu'un Vitinha. C'est un style différent mais je peux dire qu'il va jouer avec nous beaucoup de matchs là. Et il peut jouer avec Vitinha, il peut jouer avec Dro, il peut jouer avec João, avec Fabian, avec Warren, avec Senny. On est content, très content. »
Cette saison, il a joué 9 minutes en Ligue des Champions…
« C'est comme ça. Il a été prêt toute la saison. Et ça a été formidable. Parce que normalement les joueurs, quand ils ne jouent pas, ils commencent à être préoccupés. Hors, là, il s’est entraîné tous les jours à très haut niveau. Et c'est pour ça qu’aujourd’hui, il a montré à tout le monde qu'il était prêt. Il joue partout, il sait très bien jouer. Et je suis spécialement content de sa performance. »
Est-ce que vous diriez que ce match sans histoire a été une préparation idéale et que tous les feux sont au vert pour le PSG avant le match ?
« C’est un match sans histoire parce qu'on a bien fait le boulot. Mais normalement ce type de matchs, avec le soleil, l'heure, le moment où tu penses qu'il faut jouer contre le Bayern de Munich, ce sont les matchs typiques où tout le monde commence à avoir des problèmes. Aujourd'hui, on a fait le contraire. Et pour moi, ça montre qu'on est prêts. Ça montre qu'on est prêts pour jouer la demi-finale. Et demain on va commencer cette petite préparation pour cette demi-finale. »