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Temps de jeu, compositions, jeunes : les chiffres du début de saison 2020/2021

Publié le vendredi 16 octobre 2020 à 12:02 par Thibaut Brossard
Entre les blessés, les suspendus, les cas contact de Covid-19 et les joueurs qui reviennent juste de sélection, Thomas Tuchel va encore devoir improviser une composition d’équipe inédite à Nîmes ce vendredi soir (21h) en Ligue 1. Ce ne sera malheureusement pas la première fois de la saison. Retour en chiffres sur ce turnover incessant, récurrent et pénalisant.

Seulement 6 matches mais déjà 26 joueurs utilisés

6 matches disputés, 6 compositions différentes, 3 systèmes mis en place, 26 joueurs utilisés. Loin de nous l’idée d’incriminer Tuchel, mais force est de constater que l’impressionnant turnover qui avait déjà lieu l’an dernier est reparti de plus belle cette saison.

Dans le détail, la revue d’effectifs est la suivante :

  • 3 gardiens : Navas, Bulka, Rico
  • 5 arrières latéraux : Dagba, Florenzi, Kurzawa, Bernat, Bakker
  • 4 défenseurs centraux : Kimpembe, Diallo, Marquinhos, Kehrer
  • 5 milieux défensifs : Gueye, Verratti, Paredes, Herrera, Fadiga
  • 4 milieux offensifs : Neymar, Draxler, Di Maria, Ruiz-Atil
  • 5 attaquants : Mbappé, Jesé, Sarabia, Kalimuendo, Icardi

Avec ces 26 joueurs utilisés, le PSG trône en tête de la Ligue 1, à égalité avec Monaco et Saint-Étienne. La moyenne est à 22 unités.

Outre les joueurs, Tuchel jongle aussi en ce début de saison avec les systèmes puisqu’après avoir commencé la saison en 4-4-2 (les trois premiers matches), il est repassé au 4-3-3 à Nice avant d’innover avec son fameux 4-1-4-1 à Reims. En six rencontres, on en est donc déjà à trois systèmes.

Ce manque de continuité à travers les joueurs et les dispositifs alignés ne favorise évidemment pas les automatismes, en particulier en défense centrale où l'on recense déjà 3 charnières différentes (Marquinhos-Kimpembe 3 matches, Kehrer-Kimpembe 2 matches et Marquinhos-Diallo 1 match), et en attaque où 5 associations différentes ont déjà été testées. Le trio Di Maria-Icardi-Mbappé a quand même pu être reconduit à deux reprises.

Le PSG version 2020/2021 semble donc parti sur les mêmes bases que son prédécesseur qui avait utilisé un nombre record de 31 joueurs.

Si l’on ajoute les trois recrues du mercato (Danilo Pereira, Rafinha et Kean), on sera au moins à 29. Et il n’est pas exclu qu’un ou deux jeunes supplémentaires montrent le bout de leur nez à l’occasion (Pembele, Simons, Coulibaly, Kapo ont fait partie du groupe sans entrer en jeu jusque-là), ou que Letellier ait le droit à des minutes de jeu à un moment de la saison. On pourrait donc de nouveau atteindre ce chiffre record de 31.

Ce n’est pas un problème en soi, mais plutôt le signe d’un turnover excessif et des difficultés de Tuchel à dégager une équipe type ou au moins à aligner sur plusieurs matches le même onze de départ. Et le PSG en connaît les conséquences puisqu’il s’est retrouvé à disputer une finale de Champions League avec un onze inédit…

Seulement deux fois la même composition de départ en Ligue 1 la saison dernière

Avec quatre changements dans le onze de départ en moyenne d’un match de championnat à l’autre, le PSG de la saison passée était l’équipe qui pratiquait le plus gros turnover. La moyenne des équipes de Ligue 1 était presque deux fois moindre (2.7).

En 38 matches de Ligue 1 et Champions League la saison dernière, le PSG avait aligné 36 compositions d’équipes différentes ! Compliqué de soigner les automatismes dans ces conditions. Les fameux « 4 Fantastiques » avaient joué ensemble en tout et pour tout cinq matches consécutifs entre le 15 décembre (Saint-Étienne) et le 26 janvier (Lille) mais aucun autre match ni avant ni après (du moins, au coup d’envoi). Et aucun en Ligue des champions.

La comparaison avec Liverpool, l’un des clubs référence du moment, est édifiante : les Reds, en 46 matches, n’avaient mobilisé que trois charnières centrales différentes (contre 11 pour Paris) et avaient joué 33 matches avec la même ligne d’attaque (là où le quatuor parisien le plus utilisé Di Maria-Neymar-Mbappé-Icardi n’a débuté que cinq matches).

Pas plus de temps de jeu pour les jeunes du club pour autant

Ce turnover important profite-t-il au moins aux jeunes pousses du club ? Même pas. Alors que le PSG restait sur quatre saisons où le poids (en Ligue 1) des joueurs formés au club ne cessait de croître (en partant d’un point très bas, certes), il a sérieusement chuté la saison dernière, et ne devrait pas vraiment remonter cette saison. La « faute » à un effectif pléthorique depuis deux exercices.

En effet, cinq joueurs formés au club ont certes foulé les terrains de Ligue 1 sous les couleurs parisiennes cette saison, dont trois qui ont fait leurs premiers pas (Ruiz-Atil, Kalimuendo et Fadiga). Mais à eux cinq, ils n’ont disputé que 741 minutes (dont 422 pour le seul Kimpembe), soit 12.5 % du temps de jeu total disponible.

C’est mieux que la saison passée où les joueurs formés au club n’avaient représenté que 10 % du temps de jeu total. Mais cela reste assez faible par rapport aux saisons 2017-2018 (23 %) et 2018-2019 (25 %). Il faut dire que sur ces saisons-là, le PSG avait tellement d’avance au championnat qu’il avait pu mettre beaucoup de jeunes sur le terrain, et tellement besoin de vendre qu’il fallait exposer les jeunes talents…

Espérons que la cascade d’absents qui s’annonce à Nîmes permette à quelques-uns de récupérer des minutes. Car, compte tenu de la profondeur de l’effectif, et malgré les nombreuses blessures qui touchent l’effectif parisien, les occasions de se montrer risquent de ne pas être si nombreuses.

Vous pouvez retrouver les commentaires de l'article sous les publicités.


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