C'est un Luis Enrique satisfait mais bien au courant qu'il était déjà champion de France qui s'est présenté face à la presse après la victoire à Lens. L'entraîneur du PSG a fait court, soulignant malgré tout l'immense performance de Safonov dans le but et restant relativement énigmatique sur la sortie de Barcola. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
Ce titre de champion est-il plus savoureux compte tenu du début de saison difficile dans votre préparation ?
« Bien sûr ! C'est le plus savoureux et aussi le plus difficile des trois titres qu'on a gagnés ici, sans aucun doute. Mais cela a été le cas car Lens a fait un très bon boulot. Je me rappelle pendant cette saison quels types de match ils ont gagnés et la quantité de matches qu'ils ont gagnés de façon consécutive. Ça a été compliqué et on a dû gérer ça. Après, cette saison a été très particulière pour nous, on a déjà beaucoup parlé de ça, mais on a eu des joueurs blessés, comme la majorité des équipes, mais avec peu de vacances cet été. Cela a été difficile à gérer et on a eu des difficultés. »
Matvey Safonov a tout arrêté dans son but, il ne pouvait vraiment rien lui arriver ce soir.
« Safonov a été incroyable aujourd'hui »
« Il a été incroyable aujourd'hui. Je pense que Lens a mérité un meilleur résultat que celu-ci, mais c'est le football. Je me rappelle encore du match qu'on a perdu en Coupe de France contre Paris FC (0-1), on a créé 80 occasions de but et on a perdu le match. C'est le football qui est comme ça. Aujourd'hui, on a dû défendre plus de temps que d'habitude, mais si tu veux gagner des trophées, il faut savoir dominer l'aspect offensif et aussi le défensif. L'équipe a montré aujourd'hui la mentalité qu'il faut pour gagner ce match. »
Est-ce que vous pouvez nous raconter la petite fête de champion de France ? Ou est-ce que vous voulez en faire une ?
« La conférence de presse, c'est la fête que j'ai faite »
« Rien ! La conférence de presse, c'est la fête que j'ai faite. Une magnifique fête ! Je l'avais faite la semaine dernière. Parce que quand tu es champion à 99,9% c'est que tu es déjà champion. Et aujourd'hui ça a été un petit peu la culmination (NDLR : il dit ça pour dire le sommet). »
C'est surprenant de voir Matvey Safonov à ce niveau-là alors qu'il ne partait pas pour être titulaire en début de saison. Est-ce qu'il vous surprend ? Est-ce que sa progression vous surprend ?
« Surprenant pour vous ! Pour moi, je vous dis depuis le premier jour du championnat la même chose : j'ai trois gardiens de très haut niveau. C'est ce qu'on a montré. On a commencé avec Lucas Chevalier, après on a changé. Et ce qu'on cherche à faire tout le temps, en tant qu'équipe, en tant que staff, c'est de chercher les joueurs dont nous pensons qu'ils sont les meilleurs pour l'équipe. Et ça fait changer. Aussi dans la position de gardien. Pourquoi ? Tu dois avoir confiance s'il y a la possibilité d'améliorer.
Et je pense qu'être ouvert à tout ça, c'est meilleur pour les joueurs et ça te fait penser que tu dois être performant tous les jours. C'est une chose qu'on peut voir aujourd'hui : tous les joueurs qui sont sur le terrain, je pense qu'ils montrent ce type d'ambition, ce type de capacité. Parce qu'on a, je le rappelle, sept joueurs blessés. Et peu importe lesquels des différents joueurs tu aurais, quand tu représentes une équipe comme PSG, tu dois être performant quand le manager, ou quand l'entraîneur, te donne la possibilité de jouer, ou pas. C'est comme ça. »
Puisqu'on parle de performance systématiquement au haut niveau, pour quelle raison avoir sorti Bradley Barcola à la mi-temps ? Est-ce que cette gestion des minutes ou vous estimez qu'il n'avait pas fait une bonne première période tout simplement ?
« C'est que je peux dire ici, c'est que je ne peux rien dire, je n'ai aucune information importante pour vous et vous devez penser ce que vous pensez. Je ne dois rien expliquer. Mais c'est très clair. »