C'est un Luis Enrique qui n'a vraiment pas digéré la défaite de ses troupes sur la pelouse du Paris FC qui s'est présenté en conférence de presse après la partie. L'entraîneur du PSG ruminait la défaite, marquée par la sortie sur blessure de Dembélé, tout en se projetant déjà sur la finale contre Arsenal. Voici ses propos complets, retranscrits par nos soins.
Que retenez-vous de cette soirée ? Et je doute que vous n'allez pas nous dire ma chose, mais est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles d'Ousmane Dembélé ?
« Pour Ousmane, il faudra attendre demain pour savoir exactement »
« Bonsoir, rien à dire sur Ousmane, il faudra attendre demain pour savoir exactement, mais je pense que c'est seulement de la fatigue. Et rien, rien de positif sur ce match. Quand tu joues au football sans ambition et sans intensité, ce sont des choses normales qui arrivent. Je savais avant le match la difficulté pour les joueurs de jouer ce type de match sans aucun objectif, mais je suis un peu déçu. Je sais et je peux comprendre tous les joueurs, mais être joueur du Paris Saint-Germain, pour moi, ça doit être différent et j'attends beaucoup plus de mes joueurs. »
J'aimerais revenir avec vous sur l'avant-match et la célébration du titre. Est-ce que pour vous, c'était une célébration à la hauteur d'un 14e titre de champion de France pour le Paris Saint-Germain ?
« Je ne suis pas intéressé par cette polémique. Rien, nous sommes les champions. Le reste, j'ai fait la célébration il y a deux semaines. Pour moi, peu importe la célébration. »
On vous sent agacé et un peu énervé par cette soirée sportive. Je me souviens de votre visage après le match de Toulouse (1-3), par exemple, il y a deux ans, quand votre équipe avait perdu le dernier match aussi. Vous aviez à peu près le même visage agacé de vos joueurs, c'était un peu pareil comme ce soir ?
« Non. Mais je me rappelle de ce jour, ça a été un jour très mauvais pour moi. Mais tu peux perdre. J'espère toujours beaucoup plus ds joueurs et c'est la manière que je pense d'être professionnel. Ils ont eu l'intention mais je me répète, sans intensité et sans ambition, c'est difficile de jouer au football. C'est difficile de jouer ce type de match mais je pense que mes joueurs doivent surmonter les matchs difficiles et les matchs où il est difficile à être motivés. Mais, c'est tout.
« Il reste deux semaines pour jouer le match plus important de notre histoire »
Ce sera une partie finale de la saison plus compliquée que l'habituelle parce que l'année dernière, on a joué la finale de la Coupe de France et ça a été très motivant pour nous. Mais il reste deux semaines pour jouer le match plus important de notre histoire, je dirais. J'espère. Et sûrement que ce jour-là, il n'y aura pas besoin d'entraîneur pour motiver les joueurs. Aujourd'hui, on avait besoin d'être motivés. C'est pour ça que je me sens déçu. »
Justement, il reste 12 jours avant la finale. Comment vous allez combler ces 12 jours ? Est-ce que vous allez leur laisser du repos ? Au contraire, les mettre au travail ? Faire un match amical ? C'est quoi le programme d'ici là ?
« Le programme, je pense qu'il n'est pas connu encore, non ? On va faire un petit peu de tout, se reposer parce que c'est important. On est dans la partie finale, non seulement dans l'aspect technique et physique mais aussi mental. Et après, on va faire un petit match amical durant le week-end prochain entre nous, mais pour chercher à avoir un petit peu plus de charge de football. C'est ce qu'on va faire. »
Juste pour avoir une petite précision supplémentaire. Vous parlez de fatigue pour Ousmane Demelé. Qu'est-ce qu'il a ressenti ? Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
« Demain... Ce dont on peut parler aujourd'hui, ce sont des suppositions. Il faut attendre demain et on attend. Mais je pense que ce n'est pas compliqué et difficile. Il reste encore deux semaines. On va voir. Demain, on va savoir. »
Vous avez perdu deux fois cette année contre le Paris FC. Est-ce que c'est le début d'une vraie concurrence à Paris, au moins au niveau du derby pour vous ? C'est l'esprit derby qui commence à Paris ?
« S'il vous plaît... »
Dans l'esprit.
« (il répond en italien car le journaliste est italien)) Dans l'esprit, dans l'esprit… L'espiritu santus oui (Le Saint-Esprit) ! Ce que je pense, c'est ce que j'ai dit. (En espagnol) Je pourrais m'exprimer davantage en espagnol mais en français je crois que je l'ai bien fait. »
En italien ?
« P***** »
Vous avez eu deux défaites contre le Paris FC cette saison, est-ce que c'est un club qui vous a...
« (il coupe) Encore !!! Merci beaucoup (il s'en va) »